J’ai couru l’ Ekiden de Paris !

Ekiden de Paris 2016, ça, c’est fait ! Dimanche 6 novembre, c’était une course bien particulière : un marathon, en relais. 5, 7,2 ou 10 K chacun, par équipes de 6. Récit de course de la Team Athena.

Après une longue période d’inactivité, c’était ma première course de « retour » sur le bitume ! Un relais de 5 K pour l’ Ekiden de Paris, avec un peu de pression, car tu n’es pas seul sur la ligne d’arrivée ! Mon relais de choc, justement, dans l’ordre :

  1. Pablo Agnan
  2. Andrea Chaz
  3. Olivier Pineda
  4. Yohan Finkiel
  5. Moi !
  6. Jeremy Wachter.

Le lundi d’avant la course, je décide un run de 4 K pour voir les sensations. Bien mal m’en a pris. Lourd, pataud, du plomb dans les jambes. La reprise est dure ! Je termine quand même en courant, mais plutôt sur un rythme de 5’10 au kilo, pas du tout mon rythme, qui se situe d’habitude vers 4’30. Point positif cependant : le périoste est au taquet, je ne sens pas de sensation de brûlures ni de petit marteau qui me tape sur le tibia, donc, ça tient !

Je réitère mercredi, un petit 2 K, souple, où je déroule la foulée tranquillou. Entre temps, j’ai arrêté l’alcool et quelques sucres que j’ai l’habitude de prendre en journée. Formule placebo : quelques centaines de grammes de gagnés, ce sera toujours moins lourd à déplacer sur un 5 K rapide.

Le matin de l’épreuve, je file au village de la course et « googlise » mon dernier relayeur, Yohan Finkiel histoire de pouvoir le reconnaitre lorsqu’il me donnera le relais. En fait, je le connais, ouf ! 3 allers-retours aux toilettes (toujours ce « pipi de la peur » qui revient avant l’épreuve…), quelques mots échangés avec le champion de trail Sylvain Court, ambassadeur de la marque, malheureusement blessé, mais souriant. Et me voilà parti pour regagner le SAS de passage de relais. Sur le chemin, mon prochain relayeur me double pour s’échauffer : Jeremy Wachter, jeune, fringant, une foulée de félin, la fine fleur du triathlon français qui terminera le relais comme un boulet de canon. Problème : le quartier est bouclé, impossible de trouver la zone !

Pas eu le temps de mettre un brassard sur mon bras gauche !
A l’aise au début, ça piquait vers la fin

A l’arrache !

Je fais le tour, des détours, j’ai 5 minutes pour me rendre dans la zone car le relayeur arrive ! Le stress monte, impossible de grimper sur les barricades, pleines de pics. Les gardiens de la Tour Eiffel ne sont au courant de rien. Je fais un gros détour en courant (déjà !) et passe en contresens de la course pour gagner la zone, en me faisant siffler dans tous les sens. Certains tentent même de m’arrêter ! Tous les coureurs passent le relais, et hop, je vois Yohan qui vient juste d’arriver avec le bracelet. Trop de chance, pas perdu de temps ! J’enfile le bracelet méga stressé et me voici parti pour la boucle de 5 kilomètres avec ma playlist qui booste dans mes écouteurs Jabra (test en cours).

A l’aise

Chrono en route avec l’appli Nike Running. C’est parti. Je déroule la foulée, plutôt content, les jambes ont du répondant. Par contre, le parcours est bien moins roulant que prévu. L’attachée de presse m’avait dit : « t’inquiète, c’est roulant ! ». Euh, chère mademoiselle, quand t’as des descentes et des montées dans les tunnels, ce n’est pas roulant! Pas grave, je ne suis pas dans les assurances, mais j’assure. A mi-course, je suis dans mes temps, je voulais faire moins de 23’. Je suis à 11 minutes environ. Go go go !

C’est la lutte

La fin de course est plus difficile. En effet, mon appli de running, que je n’ai pas paramétrée la veille (#organisation j’écris ton nom) compte en miles. J’ai passé mon premier kilomètre à convertir les kilomètres en miles ! 3, 2 miles, ça fait 5 K. La dernière ligne droite le long de la seine sera pénible. Il faut aller chercher ce dernier virage sec avant de repartir vers la zone de relais. J’entre dans le dur, mais je serre les dents et relance ma foulée. Sur le pont d’Iéna , je donne tout, comme toujours, c’est la fin. Généreux, le Charly ! Je passe mon relais à Jérémy qui attend comme un gamin impatient d’en découdre avec le bitume. Job done. Mon chrono indique 22’37 ! Objectif atteint ! Et ça, c’est important d’atteindre ses objectifs !


Bilan ?

Les premiers de l’ Ekiden de Paris arrivent à 3 heures d’effort. On fera 3h12min01, 382èmes au classement sur environ 1600 équipes. Pas mal, non ? Bonne ambiance, course bien organisée et… j’ai couru un marathon ! Bon, ok, en équipe ! Bonne reprise de running avec 5 K bien vécus. Le chrono officiel de la course indiquera 20’19, un temps très valorisant, mais bien trop rapide pour une reprise. Beau joueur, j’attribue 2 minutes à Jérémy, qui n’aura pas démérité !

Et les caleçons, on en parle ? Oui, on en parle car Athena m’a invité sur l’évènement. Je ne les aurai sans doute pas mentionnés si la technicité des sous-vêtements n’était pas au rendez-vous. J’ai couru avec les boxeurs Free Motion en microfibre. Je ne suis pas spécialiste de lingerie sportive mais je les ai trouvés légers, confortables, super respirants, avec un maintien de bon aloi. Pas de sensation de chaleur ni de frottements intempestifs pendant la course (reste à tester sur 10 ou 20 K pour être sûr, évidemment).

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